Comme tous les autres Parcs naturels régionaux, le Parc naturel régional de Camargue s’organise autour d’un projet concerté de développement durable fondé sur la protection et la valorisation du patrimoine naturel, culturel et humain de son territoire.
Ne disposant pas de pouvoir règlementaire, le Parc a comme mode d’action essentiel la concertation avec les acteurs locaux.
Le Parc naturel régional de Camargue est un organisme
- public transversal avec des missions d’intérêt général
- de concertation
- d'expérimentation
- fédérateur, au service de tous les camarguais
Originaire d’Amérique du sud, le ragondin est introduit en France à la fin du 19e siècle mais seulement dans les années 1950 en Camargue. Ce gros rongeur de la taille d’un castor a complètement envahi les milieux humides du delta du Rhône au point que, dans les années 1980, on le piégeait par dizaines de milliers pour la peau. Les grognements sourds dans les marais, c’est lui. Les cadavres sur les routes, le plus souvent aussi. Gare aux collisions avec ces costauds de 5 à 7 kg !
a Camargue, «île d’exception», connue dans le monde entier pour
ses paysages naturels et sa richesse culturelle, est aussi une terre où
travaillent des hommes et des femmes… Ainsi se succèdent marais, champs
et rizières ; ainsi se côtoient flamands roses sauvages et taureaux
d’élevage…
Le territoire du Parc naturel régional de Camargue est ouvert à tous mais, fragile dans sa faune et dans sa flore, il demande du respect de la part des visiteurs.
Le territoire du Parc naturel régional de Camargue est ouvert à tous mais, fragile dans sa faune et dans sa flore, il demande du respect de la part des visiteurs.
Plusieurs dizaines de milliers de canards (essentiellement sarcelles d’hiver, colverts, pilets et souchets mais aussi milouins et morillons) viennent passer l’hiver en Camargue.
Ils affectionnent spécialement l’étang du Vaccarès qui leur assure, avec 6 300 ha et un statut de réserve naturelle, une zone de repos exceptionnelle . La rive est de l’étang est particulièrement propice en hiver à l’observation de remises de canards.
Ils affectionnent spécialement l’étang du Vaccarès qui leur assure, avec 6 300 ha et un statut de réserve naturelle, une zone de repos exceptionnelle . La rive est de l’étang est particulièrement propice en hiver à l’observation de remises de canards.
Le flamant rose : une espèce qui se reproduit en Camargue
La curiosité de sa morphologie et sa couleur extravagante ne cessent
pas d’étonner. Pour cet oiseau spécialiste de l’exploitation des eaux
saumâtres, la Camargue est un bastion - jusqu’à 30 000 individus en été - et le seul lieu de reproduction annuel régulier en Europe depuis qu’un îlot de nidification a été aménagé en 1970 sur l’étang du Fangassier (salins de Giraud). Sa couleur lui vient des pigments de carotène de sa nourriture : petits crustacés planctoniques (Artemia salina) et algues (Dunaliella) qui colorent les salines en rose d’avril à août.
Une mosaïque de milieux
Une mosaïque de milieux
La répartition des milieux naturels et la localisation des
activités humaines en Camargue, sont soumises à trois paramètres
physiques naturels :
L’étendue de la Camargue reste une de ses caractéristiques majeures. Elle permet la présence de grands ensembles. C’est un élément écologique fondamental pour l’implantation de nombreuses espèces animales et qui accroît considérablement la capacité d’accueil des milieux.
De plus, la juxtaposition de milieux différents sur un grand espace constitue un très fort intérêt, notamment pour l’avifaune.
Ainsi, la présence des milieux naturels du delta du Rhône est largement conditionnée par l’histoire agricole de la Camargue et donc l’aménagement foncier qui en découle.
Parmi les végétaux remarquables figurent les genévriers multi-centenaires qui colonisent le cordon dunaire, et l’espèce protégée Limonium Gerardianum.
Environ 1760 espèces d’insectes et 189 d’araignées ont été identifiées dans la réserve. 39 espèces de poissons ont été inventoriées au cours de la dernière décennie, dont l'anguille, le poisson-chat et l'ablette. La variation des populations d'anguilles est liée à la gestion des connexions avec la mer (comme pour toutes les espèces marines) qui est essentielle pour la diversité du peuplement dans son ensemble.
Parmi les amphibiens, le triton palmé semble avoir disparu depuis 1996.
Onze espèces de reptiles ont été identifiés dans la réserve durant la dernière décennie.
24 espèces de mammifères - sur 43 espèces inventoriées dans l'ensemble de la Camargue- sont présentes de façon avérée, dont la taupe, le hérisson d'Europe, la pipistrelle, le renard roux, la fouine, la belette, le ragondin ou le campagnol. Le lapin de garenne qui était surabondant dans le delta a quasiment disparu, sans doute à cause de l'arrivée de la VHD (Maladie hémorragique virale).
Mais ce qui fait la réputation de la réserve ce sont les 277 espèces d'oiseaux recensés, dont 89 sont inscrites à l'annexe I de la "directive oiseau", dont 17 ont un statut préoccupant6. On constate chaque hiver une baisse sensible des effectifs des oiseaux sur la réserve. Les plus célèbres sont les flamants roses dont les effectifs atteignent un maximum de 34 000 individus en fin d'été.
- l’eau en termes de quantité, de rythme et de qualité ;
- le sel sous forme dissoute ou minérale ;
- la topographie couplée avec la texture des sols.
L’étendue de la Camargue reste une de ses caractéristiques majeures. Elle permet la présence de grands ensembles. C’est un élément écologique fondamental pour l’implantation de nombreuses espèces animales et qui accroît considérablement la capacité d’accueil des milieux.
De plus, la juxtaposition de milieux différents sur un grand espace constitue un très fort intérêt, notamment pour l’avifaune.
Ainsi, la présence des milieux naturels du delta du Rhône est largement conditionnée par l’histoire agricole de la Camargue et donc l’aménagement foncier qui en découle.
Parmi les végétaux remarquables figurent les genévriers multi-centenaires qui colonisent le cordon dunaire, et l’espèce protégée Limonium Gerardianum.
Environ 1760 espèces d’insectes et 189 d’araignées ont été identifiées dans la réserve. 39 espèces de poissons ont été inventoriées au cours de la dernière décennie, dont l'anguille, le poisson-chat et l'ablette. La variation des populations d'anguilles est liée à la gestion des connexions avec la mer (comme pour toutes les espèces marines) qui est essentielle pour la diversité du peuplement dans son ensemble.
Parmi les amphibiens, le triton palmé semble avoir disparu depuis 1996.
Onze espèces de reptiles ont été identifiés dans la réserve durant la dernière décennie.
24 espèces de mammifères - sur 43 espèces inventoriées dans l'ensemble de la Camargue- sont présentes de façon avérée, dont la taupe, le hérisson d'Europe, la pipistrelle, le renard roux, la fouine, la belette, le ragondin ou le campagnol. Le lapin de garenne qui était surabondant dans le delta a quasiment disparu, sans doute à cause de l'arrivée de la VHD (Maladie hémorragique virale).
Mais ce qui fait la réputation de la réserve ce sont les 277 espèces d'oiseaux recensés, dont 89 sont inscrites à l'annexe I de la "directive oiseau", dont 17 ont un statut préoccupant6. On constate chaque hiver une baisse sensible des effectifs des oiseaux sur la réserve. Les plus célèbres sont les flamants roses dont les effectifs atteignent un maximum de 34 000 individus en fin d'été.
La Camargue laguno-marine est le siège de conditions écologiques extrêmement variables, surtout d’un point de vue hydrologique, que les salins de Giraud et d’Aigues-Mortes (fiche industrie/salins) ont fortement atténué par la conversion des lagunes en bassins successifs de concentration du sel. L’étang du Vaccarès (6 300 ha) et ses marais périphériques, assurent la transition entre la Camargue fluvio-lacustre et la Camargue laguno-marine.














